CATARSI & HURTEAUX

Lâche l’affair
Quand « nos » deux masseurs sont arrivés pour nous guider vers la salle de massage, j’ai rapidement compris l’étendue de mon erreur.
— Bonyour, Mesdemoiselles, ye m’appelle Éros, et voici Lorenzo.
Deux Italiens. Celui qui nous fait face est encore plus caisse que Renan, s’il nous attrape on ne pourra pas s’échapper. (…) Il nous désigne un endroit pour poser nos affaires et poursuit :
— Ma, d’habitoude, ye masse nou.
Qué ? Qu’est-ce qu’il me dit, lui ? Comment ça, tu masses nou ? Nous ? Nouilles ? Ça, je connais les nouilles, les coquillettes trois minutes, c’est même mon plat signature.
— Pardon ? lui demande Charline. Et là, c’est le drame. Éros éclaire notre lanterne :
— Vous pouvez vous mettre tout nou. Ye masse partout.
À ce moment, c’était comme dans les BD, j’ai vu la mâchoire de Charline se décrocher et toucher le plancher.
— OK, vous allez rien masser du tout. Allez viens, Adèle, on dégage. Une fois dans la rue, évidemment, je me suis fait défoncer, alors que, moi, j’avais juste voulu organiser un après-midi sympa. C’était vraiment pas cool.
— Mais j’y crois pas, donc tu t’es dit « tiens, je vais réserver une petite partouze avec Charline, le gros Éros et son pote Ramazzotti

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